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Evangile & commentaire · 18 juillet 2026

Evangile & commentaire du Dimanche 19 Juillet 2026

Épisode en réécoute libre
Evangile & commentaire du Dimanche 19 Juillet 2026

Le commentaire de l’Évangile

Commenté par Yolaine Brouillet, laïque.

Ce dimanche, la liturgie nous laisse entendre l’une des paraboles employées par Jésus pour parler du royaume des cieux. C’est le cœur de la mission de Jésus, dès le début de sa vie publique, que d’annoncer que le royaume des cieux est tout proche. Toute la vie de Jésus va proclamer le royaume par des gestes et des paroles. Ici, il est question de semailles et de moissons, avec entre-temps le développement contrarié du grain semé.

Je propose de regarder particulièrement trois points.

Tout d’abord, celui qui sème et qui décide de la moisson, c’est le maître, le Seigneur. Lui sait qu’il a semé du bon grain et, jusqu’à la moisson, il fait confiance à ce qu’il a semé. Pour protéger la qualité de la récolte, pas question que d’autres, tout bon serviteurs soient-ils, interviennent au risque de faire des dégâts. Lui seul décidera du temps de la moisson et de la façon dont il exercera le tri, c’est-à-dire le jugement. Matthieu nous éclairera sur cela dans son chapitre 25. Mais nous découvrons aussi que le maître du royaume des cieux ne veut qu’aucun de ses petits ne se perde, ce qui sera redit au chapitre 18 avec la parabole de la brebis perdue.

Puis regardons le champ. Beaucoup d’entre nous avons fait l’expérience des mauvaises herbes dans notre carré de jardin, ou même dans les jardinières que nous pensions avoir si bien soignées. Il est intéressant de savoir qu’en grec, le terme employé pour désigner ce qui est traduit ici par ivraie, c’est *zizania*, mauvaise herbe. C’est un constat : la zizanie s’est répandue dans le champ du monde que nous habitons. Un album d’Astérix décrit très bien la rapidité avec laquelle elle se répand et les maux qu’elle provoque. La parabole indique que cela ne vient pas de Dieu, mais de l’ennemi. Nous pouvons penser au récit de la création, qui indique déjà que le mal vient du serpent. Cependant, c’est bien dans ce champ-là, où se mêlent le bon grain et l’ivraie, que se trouve et grandit le royaume des cieux.

Enfin, regardons le processus de développement. Le maître de la moisson fait preuve de patience envers notre réalité où se mêlent le bien et le mal. Lorsque nous serions prompts à vouloir arracher, à brûler les étapes pour nous purifier et purifier les autres, Jésus invite à entrer dans le temps de Dieu, celui de la conversion, qui laisse à chacun la possibilité de préserver en lui la jeune pousse divine. Jésus ne condamne pas. Dans la liberté, il invite les enfants de Dieu à prendre soin de l’amour que le Père a semé et à se garder du mauvais, en nous appuyant sur sa grande miséricorde.

Transcription automatique de notre podcast quotidien, relue et mise en forme — le texte de l’Évangile (AELF) n’est pas reproduit.

La parabole de l’ivraie et du bon grain

Jésus enseigne que le royaume des cieux ressemble à un champ où un homme a semé du bon grain. Pendant la nuit, son ennemi vient y semer de l’ivraie. Quand les tiges poussent, l’ivraie apparaît aussi. Les serviteurs demandent au maître s’ils doivent l’enlever, mais il refuse : en arrachant l’ivraie, ils risqueraient de détruire le blé. Il faut laisser les deux pousser ensemble jusqu’à la moisson, moment où on séparera l’ivraie pour la brûler et on rentrera le blé dans le grenier.

Les paraboles du grain de moutarde et du levain

Jésus propose ensuite une autre parabole : le royaume des cieux ressemble à une graine de moutarde, la plus petite de toutes les semences. Quand elle pousse, elle dépasse les autres plantes et devient un arbre où les oiseaux du ciel font leur nid.

Il ajoute une troisième parabole : le royaume des cieux ressemble au levain qu’une femme enfuit dans trois mesures de farine jusqu’à ce que toute la pâte soit levée.

Jésus ne parle à la foule qu’en paraboles, accomplissant ainsi la parole du prophète : « J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde. »

L’explication de la parabole de l’ivraie

Ses disciples lui demandent d’expliquer clairement la parabole. Jésus révèle : celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ; le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du mauvais ; l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.

À la fin du monde, le Fils de l’homme enverra ses anges pour enlever de son royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal. Ils les jetteront dans la fournaise, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur père.

Le cœur de la mission de Jésus

Dès le début de sa vie publique, Jésus annonce que le royaume des cieux est tout proche. Toute sa vie proclame le royaume par des gestes et des paroles. Cette parabole parle de semailles et de moissons, avec entre temps le développement contrarié du grain semé.

Celui qui sème décide de la moisson

Le maître sait qu’il a semé du bon grain et fait confiance à ce qu’il a semé jusqu’à la moisson. Pour protéger la qualité de la récolte, aucun serviteur, même bon, ne doit intervenir au risque de faire des dégâts. Lui seul décidera du temps de la moisson et de la manière dont il exercera le jugement.

Le maître du royaume des cieux veut qu’aucun de ces petits ne se perde, comme le souligne aussi la parabole de la brebis perdue.

Le champ et l’ivraie

En grec, le terme désignant ce qu’on traduit par ivraie est zizania, mauvaise herbe. C’est un constat : la zizanie s’est répandue dans le champ du monde que nous habitons. La parabole indique que cela ne vient pas de Dieu, mais de l’ennemi, comme le récit de la création l’indique déjà avec le serpent.

Cependant, c’est bien dans ce champ où se mêlent le bon grain et l’ivraie que se trouve et grandit le royaume des cieux.

La patience du maître face au mélange du bien et du mal

Le maître de la moisson fait preuve de patience envers notre réalité où se mêlent le bien et le mal. Là où nous serions prompts à vouloir arracher et brûler les étapes pour nous purifier et purifier les autres, Jésus invite à entrer dans le temps de Dieu, celui de la conversion qui laisse à chacun la possibilité de préserver en lui la jeune pousse divine.

Jésus ne condamne pas. Dans la liberté, il invite les enfants de Dieu à prendre soin de l’amour que le Père a semé et à se garder du mauvais en s’appuyant sur sa grande miséricorde.

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