L’atmosphère du Salon 2026 est plus lourde qu’en 2025, reconnaît Lydie Bernard, vice-présidente de la région Pays de la Loire, chargée de l’agriculture. Pas seulement à cause des aléas climatiques ou de l’absence de bovins pour raisons sanitaires : « Le monde agricole attend énormément que ça avance sur les normes, sur les décrets. Ça fait des années que ça n’avance pas. »
Sur la polémique lancée par la ministre de l’Agriculture autour des « grosses fermes », elle refuse le piège : « On ne peut pas opposer les petites et les grandes exploitations. » Ce qui compte, c’est la viabilité économique. Une ferme peut être importante en volume tout en restant familiale, la moyenne nationale est de 75 hectares, bien en deçà de nos voisins européens.
La région, elle, agit sur ce qu’elle peut : simplification des procédures d’installation, soutien à l’investissement, et désormais un accélérateur agricole par département. Dans les lycées, l’objectif affiché est 100 % de produits régionaux dans les assiettes, soit entre 25 et 30 millions d’euros de retombées pour le territoire. Des filières émergentes, comme la crème de marron, illustrent cette dynamique née non pas dans les bureaux, mais sur le terrain, au contact des producteurs.