Parcours Sup : un mot magique et traumatisant en ce moment, une inquiétude, un souci, des interrogations, des angoisses pour bien des élèves de lycée qui sont en terminales, leurs parents, mais aussi leurs professeurs. Car Parcours sup est la plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur, c’est-à-dire à l’orientation-post bac et les élèves de terminales doivent très prochainement faire leurs choix et c’est loin d’être simple et facile. Ces choix sont-ils raisonnables, vraiment réfléchis et puis seront-ils acceptés. ? Autant de questions parfois angoissantes. Car parcours Sup n’est que la fin d’un long parcours du combattant, issu de la dernière réforme du bac : dès la classe de seconde, les élèves ont dû choisir leurs spécialités. Or ces spécialités engagent largement leur orientation post-bac. Et il est difficile de demander cela à un élève de 15/16 ans. A-t-il les informations et la maturité nécessaires. Et puis en premières et en Terminales, on ne cesse de lui répéter que les notes qu’il obtient comptent pour Parcours, pour sa moyenne, son bulletin, son contrôle continu. Bref la dictature des notes, si bien que l’élève ne travaille que pour les notes ; d’où son stress, celui de ses parents et de ses professeurs accusés parfois de briser les rêves d’orientation du lycéen, et donc sous pressions. On est donc très souvent dans un bachotage mécanique qui stérilise et tue le plaisir d’apprendre et la joie de la découverte, bref la gratuité du savoir, oserais-je dire la grâce et le bonheur de la connaissance?
Le billet d'humeur