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Radio Don : Ces auditeurs qui font battre le cœur de la radio avec Véronique Moncel, secrétaire général

micRadio Fidélitétoday19 mars 2026 5

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    Radio Don : Ces auditeurs qui font battre le cœur de la radio avec Véronique Moncel, secrétaire général Radio Fidélité


Dans les coulisses de Radio Fidélité : rencontre avec celle qui fait tourner la boutique

L’âme discrète d’une radio qui ne l’est pas

On l’appelle la secrétaire générale perpétuelle. Un titre qui pourrait sembler pompeux, mais qui cache en réalité une tendresse toute particulière de l’équipe envers Véronique Moncel. « Je pense que c’est plutôt un clin d’œil humoristique de certains de mes collègues, » confie-t-elle avec modestie. Pourtant, cette « assistante multifonction » – comme elle préfère se définir – représente bien davantage qu’un simple rouage dans la machine radiophonique.

Dans une petite radio associative, les casquettes se multiplient. Véronique le sait mieux que quiconque. Elle décroche les téléphones, répond aux courriers, gère les dons, accueille les visiteurs. Et quand les voix manquent à l’antenne ? Elle enfile son casque de chrono et se lance dans l’aventure du direct. Une expérience qu’elle qualifie de « très chouette », menée aux côtés de Nicolas, le programmateur.

Le standard qui ne désemplit pas

Que veulent les auditeurs de Radio Fidélité ? Un peu de tout, à vrai dire. Certains réclament des informations sur une émission qu’ils ont ratée. D’autres, souvent ceux qui n’ont pas accès à Internet – oui, ils existent encore, et c’est tant mieux – sollicitent l’équipe pour réécouter certains passages. Ty, chargé de programmation, va même jusqu’à leur envoyer des fichiers audio personnalisés. C’est ça, la proximité d’une radio locale.

Bien sûr, il y a aussi les mécontents. Mais Véronique Moncel ne s’en offusque pas. « Globalement, ça se passe toujours avec beaucoup d’intelligence, » précise-t-elle. Les critiques constructives permettent à l’équipe de s’améliorer, tout en gardant sa ligne éditoriale. Parce qu’une radio associative, c’est aussi une identité à préserver, un ADN à défendre.

Donner à Radio Fidélité : mode d’emploi

Venons-en au concret. Comment soutenir financièrement cette radio qui refuse de se laisser avaler par les grands groupes ? Plusieurs options s’offrent aux généreux auditeurs.

D’abord, le bon vieux mailing. Les donateurs habituels recevront bientôt une lettre T dans leur boîte aux lettres. Pratique : pas besoin de timbre. Il suffit d’y glisser un chèque et hop, direction Radio Fidélité.

Ensuite, le site internet. Sur la page d’accueil, une petite barre apparaît : « Je donne à Radio Fidélité ». Là, deux possibilités se dessinent. Soit vous soutenez l’ensemble des programmes de la radio. Soit vous ciblez un projet spécifique. L’année dernière, par exemple, le voyage à Rome avait suscité un bel élan de solidarité. « Ça nous permet de voir aussi ce qui résonne chez nos auditeurs, » explique Véronique.

Troisième option, la plus conviviale peut-être : passer directement aux bureaux. L’équipe se fera un plaisir de vous accueillir, de vous faire visiter les locaux. Parce qu’au-delà du don, c’est aussi la rencontre qui compte.

Un don, plusieurs rythmes possibles

Pas de pression chez Radio Fidélité. Chacun donne selon ses moyens, selon ses envies. Un don ponctuel ? Parfait. Un prélèvement mensuel ? Encore mieux pour assurer une stabilité financière à la radio. Les montants ? De 10 euros à… « beaucoup plus », comme le formule pudiquement Véronique.

Les petits dons comptent-ils vraiment ? La question mérite d’être posée. Pour les chèques, le minimum est fixé à 5 euros. En dessous, les banques refusent le traitement. Et puis, il faut comprendre la logistique derrière chaque don : enregistrement, justificatif fiscal, dépôt en banque, comptabilité… Un circuit qui prend du temps et représente un coût réel pour la structure.

La défiscalisation, ce bonus méconnu

Voilà une information qui devrait réjouir les contribuables : les dons à Radio Fidélité ouvrent droit à une réduction d’impôt. Concrètement, comment ça marche ?

Pour les donateurs ponctuels, le justificatif fiscal arrive généralement en fin de mois. Pour ceux qui ont opté pour un prélèvement régulier, il faut patienter jusqu’à la fin de l’année civile, voire le début de l’année suivante. Le document englobe alors l’ensemble des versements effectués sur douze mois. Un geste citoyen qui devient fiscalement avantageux – ce n’est pas si fréquent.

Ces auditeurs qui font battre le cœur de la radio

Demandez à Véronique Moncel son plus beau souvenir de donatrice, et elle ne vous parlera pas d’un lingot d’or déposé mystérieusement dans la boîte aux lettres (même si cette anecdote, racontée la veille par Simon Marty, mérite d’être soulignée). Non, elle évoque plutôt une petite dame anonyme.

Cette auditrice vient quasi tous les mois aux bureaux. Parfois avec quelques euros, parfois avec cent. Mais toujours avec le sourire et l’envie d’échanger. « On a tissé des liens, » confie Véronique avec une émotion palpable. Ces conversations sur le pas de la porte, ces moments volés entre deux tâches administratives, c’est ça aussi la magie d’une radio de proximité.

La dame souhaite rester anonyme ? Soit. Mais si elle écoute Radio Fidélité ce matin, elle se reconnaîtra. Et elle saura que toute l’équipe pense à elle avec reconnaissance.

Les petits mots qui font toute la différence

Dans la cuisine de la rédaction de Radio Fidélité, une tradition s’est installée. Chaque lettre d’auditeur, chaque petit mot de soutien est affiché au mur. Les journalistes les relisent pendant leurs pauses déjeuner. Une source de motivation inépuisable, un carburant émotionnel qui compense largement les salaires modestes d’une radio associative.

« Beaucoup de gens prennent le temps d’envoyer des messages de reconnaissance ou de suggestion, véritablement avec beaucoup de bienveillance, » souligne Véronique. Cette bienveillance, justement, fait toute la différence dans le quotidien d’une équipe réduite qui jongle entre plusieurs métiers, plusieurs passions.

Une radio qui tient debout grâce à vous

Radio Fidélité n’appartient à aucun groupe médiatique. Elle ne dépend d’aucun actionnaire avide de rentabilité. Sa survie repose sur un modèle fragile mais noble : la générosité de ses auditeurs. Chaque don, qu’il soit de 5 euros ou de 500, participe à maintenir cette voix indépendante sur les ondes.

Alors oui, les appels aux dons peuvent sembler répétitifs. Oui, certains pourraient trouver ces campagnes insistantes. Mais derrière chaque sollicitation se cache une réalité économique implacable : sans vous, Radio Fidélité s’éteindrait.

Véronique Moncel le rappelle avec justesse : le don n’est pas qu’une transaction financière. C’est un acte de confiance, un vote pour un certain type de média, une adhésion à des valeurs. C’est dire : « Je crois en ce que vous faites. Continuez. »

L’humain avant tout

Ce qui frappe dans le témoignage de Véronique, c’est cette dimension profondément humaine. Pas de discours marketing rodé, pas de storytelling calculé. Juste une femme qui raconte son quotidien, ses interactions avec les auditeurs, ses petits bonheurs professionnels.

Quand elle évoque cette dame anonyme qui passe tous les mois, on sent l’affection sincère. Quand elle parle des messages affichés dans la cuisine, on perçoit la gratitude authentique. Radio Fidélité n’est pas une entreprise comme les autres. C’est une famille élargie, un projet collectif où chacun – auditeur, donateur, bénévole, salarié – joue un rôle essentiel.

Demain, après-demain, et après ?

L’avenir d’une radio associative s’écrit au jour le jour. Pas de certitude, pas de garantie. Juste la conviction que le lien créé avec les auditeurs suffira à traverser les tempêtes économiques. Véronique Moncel incarne cette philosophie du quotidien : faire de son mieux, accueillir chacun avec le sourire, transformer chaque interaction en moment de partage.

Les portes de Radio Fidélité restent ouvertes. Pour un don, pour une visite, pour un simple bonjour. Parce qu’au fond, c’est peut-être ça, le secret d’une radio qui dure : ne jamais oublier que derrière chaque fréquence se cachent des humains qui parlent à d’autres humains.


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