
Le commentaire de l’Évangile
Commenté par Yolaine Brouillet, laïque.
Jésus emploie des paraboles qu’il laisse chacun libre d’y trouver résonance pour sa vie. Il ne s’étale pas en injonctions ni ne dévoile de secret qu’il serait le seul à connaître. Il emploie un langage imagé à partir des réalités du quotidien pour inviter ses auditeurs à repérer les germes du Royaume de Dieu. Mais pour ses disciples, il donne une explication. Ainsi pourront-ils apprendre à entrer dans ce langage que Jésus manie si bien.
Le commentaire de la parabole du semeur vient rejoindre l’Évangile entendu hier, où il était question de demeurer solidement attaché à la vigne pour porter du fruit. Là aussi, la fécondité est en lien avec la profondeur. Les grains rapidement emportés par les oiseaux, ceux qui ne trouvent pas de quoi établir de racines profondes à cause du sol pierreux ou ceux qui sont étouffés par les ronces ne sont pas de moindre qualité que la semence qui s’enracine dans la bonne terre. Le problème vient du terrain de réception. C’est-à-dire, nous dit Jésus, de ceux qui entendent la parole, des auditeurs dont nous sommes.
Même si cet Évangile a été écrit en période de persécution, il est valable pour tous les temps. En effet, nous sommes toujours exposés au risque d’abandonner la foi dans les épreuves, de n’être que les hommes d’un moment ou à celui de nous laisser étouffer par le souci du monde ou par la séduction de la richesse.
La bonne nouvelle, c’est que ces faiblesses n’empêchent pas le Seigneur de semer la parole avec largesse. Pour lui, le risque de perdre des grains est moins important que celui de ne pas ensemencer le moindre coin de bonne terre. Comme le Créateur donne la vie en surabondance, Jésus se donne totalement. Le Père et le Fils s’engagent dans une relation sans retenue avec l’humanité, avec chacun.
Notre fécondité dépend de notre réponse à cet immense amour, chacun à sa mesure, sans concurrence ni jalousie. Car même s’il rend capables ceux qui l’appellent, Dieu ne demande pas plus que ce que nous pouvons porter : cent, soixante ou trente.
Transcription automatique de notre podcast quotidien, relue et mise en forme — le texte de l’Évangile (AELF) n’est pas reproduit.
Cet épisode propose un commentaire de l’Évangile selon saint Matthieu, spécifiquement la parabole du semeur. Yolène Brouillet, laïque du diocèse de Nantes, offre une méditation sur le sens de cette parabole et sa pertinence pour tous les temps.
La parabole du semeur
Jésus explique à ses disciples quatre types de réceptions de la parole du royaume :
- Le terrain au bord du chemin : celui qui entend la parole sans la comprendre, et le mauvais s’en empare aussitôt.
- Le sol pierreux : celui qui reçoit la parole avec joie immédiate, mais sans racines profondes. Il trébuche dès que surviennent la détresse ou la persécution.
- Les ronces : celui qui entend la parole, mais elle est étouffée par le souci du monde et la séduction de la richesse, sans donner de fruit.
- La bonne terre : celui qui entend, comprend et porte du fruit à raison de 100, 60 ou 30 pour un.
Le langage de Jésus en paraboles
Jésus emploie des paraboles qui laissent chacun libre d’y trouver une résonance pour sa vie. Il ne s’étale pas en injonctions ni ne dévoile de secrets qu’il serait le seul à connaître. Au contraire, il utilise un langage imagé puisé dans les réalités du quotidien pour inviter ses auditeurs à repérer les germes du royaume de Dieu. Pour ses disciples, il donne une explication plus directe, afin qu’ils apprennent à entrer dans ce langage que Jésus manie avec tant d’habileté.
La fécondité et les racines
Le commentaire de la parabole du semeur résonne avec l’évangile du jour précédent, où il était question de demeurer solidement attaché au cep pour porter du fruit. Dans les deux cas, la fécondité est liée à la profondeur. Les grains rapidement emportés par les oiseaux, ceux qui n’enracinent pas à cause d’un sol pierreux, ou ceux étouffés par les ronces ne sont pas de moindre qualité que la semence qui s’enracine dans la bonne terre. Le problème vient du terrain de réception, c’est-à-dire de ceux qui entendent la parole : les auditeurs que nous sommes.
Une parole valable pour tous les temps
Bien que cet évangile ait été écrit en période de persécution, il demeure pertinent pour tous les temps. Nous sommes toujours exposés au risque d’abandonner la foi dans les épreuves, de n’être que des hommes d’un moment, ou de nous laisser étouffer par le souci du monde et la séduction de la richesse.
La générosité de Dieu
La bonne nouvelle est que ces faiblesses n’empêchent pas le Seigneur de semer la parole avec largesse. Pour lui, le risque de perdre des grains est moins important que celui de ne pas ensemencer le moindre coin de bonne terre. Comme le créateur donne la vie en surabondance, Jésus se donne totalement. Le Père et le Fils s’engagent dans une relation sans retenue avec l’humanité, avec chacun.
Notre réponse à cet amour
Notre fécondité dépend de notre réponse à cet immense amour, chacun à sa mesure, sans concurrence ni jalousie. Même s’il rend capables ceux qui l’appellent, Dieu ne demande pas plus que ce que nous pouvons porter.
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