
La parabole du semeur
Jésus s’assit dans une barque au bord de la mer et s’adressa à la foule rassemblée sur le rivage en parlant en paraboles. Il raconta l’histoire d’un semeur qui sortit pour semer des grains.
Les quatre types de terrain
Certains grains tombèrent au bord du chemin, et les oiseaux les mangèrent. D’autres tombèrent sur un sol pierreux où il n’y avait pas beaucoup de terre : ils levèrent aussitôt mais, faute de racines, ils séchèrent quand le soleil se leva. D’autres grains tombèrent dans les ronces, qui les étouffèrent. Enfin, d’autres tombèrent dans la bonne terre et portèrent du fruit, à raison de 100, 60 ou 30 pour un.
Pourquoi Jésus parle en paraboles
Les disciples demandèrent à Jésus pourquoi il leur parlait en paraboles. Il répondit : « À vous, il est donné de connaître les mystères du royaume des cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. »
Jésus expliqua que certains regardent sans voir et écoutent sans comprendre. Il évoqua la prophétie d’Isaïe : le peuple a durci son cœur, s’est bouché les oreilles et fermé les yeux de peur de se convertir. Mais il ajouta : « Vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient et vos oreilles puisqu’elles entendent. Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu. »
L’explication de la parabole
Le terrain au bord du chemin représente celui qui entend la parole du royaume sans la comprendre : le mauvais s’en empare aussitôt.
Le terrain pierreux représente celui qui entend la parole et la reçoit avec joie, mais n’a pas de racines : il trébuche dès que viennent la détresse ou la persécution.
Le terrain avec les ronces représente celui qui entend la parole, mais le souci du monde et la séduction de la richesse l’étouffent, empêchant la parole de porter du fruit.
Le terrain de bonne terre représente celui qui entend la parole, la comprend, et porte du fruit à raison de 100, 60 ou 30 pour un.
Un appel aux disciples d’aujourd’hui
La parabole invite à se demander : voulons-nous vraiment être disciples de Jésus ? Voulons-nous accueillir la parole de Dieu sans l’oublier comme les grains du chemin ? Sans la laisser périr comme ceux des pierres ? Sans la laisser étouffer comme ceux des ronces ? Ou souhaitons-nous entretenir en nous cette bonne terre qui accueille la semence, la fait germer, se développer et porter du fruit ?
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