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Ouf c'est l'heure des B N · 29 septembre 2026

Ouf : visite du pape et renard qui joue à la pétanque

28 min · en réécoute libre

La visite papale, événement joyeux et bénéfique pour l’économie locale

Le récent séjour du pape Léon 14 en France a marqué les esprits par son tonalité positive, parlant d’enthousiasme, de jeunesse et de concorde. Au-delà de l’aspect spirituel, cette visite a apporté des opportunités commerciales aux entreprises locales.

La siégerie des Fossés, établie à Carquefou près de Nantes depuis 1874, a reçu une commande importante : fabriquer plus de 100 000 bougies pour le voyage apostolique. L’entreprise nantaise entretient des liens historiques étroits avec le clergé français depuis ses origines. Au 19e siècle, Nantes comptait deux siégeries : De Vineau (créée en 1803), destinée au grand public, et Des Fossés (1874), qui fournissait au clergé tous types de cierges, des cierges d’hôtel au cierge Pascal. Ces deux maisons se sont progressivement rapprochées avant d’être intégrées au groupe Maison Berger. Des Fossés emploie 64 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros par an. Pour la visite papale, l’entreprise a créé une veilleuse votive avec l’identité visuelle officielle du voyage et une bougie à l’effigie du Saint-Père.

Les musiques et chants qui ont marqué les cérémonies

Les événements liés à la visite papale ont été accompagnés de plusieurs compositions musicales remarquables.

Au grand stade, le Miserere attribué à Allegri a fourni un moment particulièrement émouvant. Lors de la grande cérémonie à la Concorde, le lendemain, mille choristes, tous jeunes, ont participé aux chants, dont une chorale venue de l’Ouest : la Maîtrise de Sainte-Anne-d’Auray. Le répertoire a compris le Kyrie de la messe de Fauré, l’Alléluia de Schütz — plus baroque —, ainsi que du grégorien avec le Gloria, le Pater Noster et le Salve Regina.

Lundi matin, à l’auditorium Robert Schuman, lors d’une rencontre interreligieuse, l’Book of Life, oratorio de Laurent Couson comprenant une dizaine de langues, a été donné. Durant la messe, une méditation sur l’antienne Da Pacem Domine a été improvisée à l’orgue par le titulaire de l’orgue de la cathédrale Saint-Étienne.

Le moment qui a peut-être le plus ému les participants a été l’Alléluia du Messie de Haendel, chanté par la foule face au pape sur le parvis de Saint-Étienne.

Les renards, voleurs peu ordinaires

Un renard français de Dordogne fait preuve d’une prédilection insolite : le vol de boules de pétanque. Le couple installé à Saint-Vincent-de-Conzac a d’abord cru à des intrusions humaines en découvrant ses boules disparaître régulièrement du boulodrome aménagé dans le jardin. L’installation de caméras de surveillance a révélé le véritable coupable : un renard filmé en train d’emporter les boules une à une. Au total, 19 boules ont disparu, pour une valeur estimée entre 800 et 900 euros.

Déterminé à récupérer son matériel, le couple a acheté un traceur GPS. Leur plan : le fixer à la dernière boule restante, utilisée comme appât, pour localiser le terrier du renard. Comme l’a remarqué la dame avec humour, « un renard qui préfère les boules aux poules, c’est extraordinaire ».

Canada : des passages sécurisés pour les animaux sauvages

Au Canada, les grands parcs nationaux sont traversés par des autoroutes qui causent environ 7 000 accidents impliquant des animaux par an rien que dans le plus grand parc. Face à ce problème, une solution innovante a été mise en place : des tunnels et des passages surélevés permettent aux animaux de traverser sans emprunter la chaussée.

Ces passages sont aménagés de manière à ressembler à des chemins naturels, guidant les animaux — loups, cerfs, ours — directement vers l’accès du tunnel ou du pont au-dessus de l’autoroute. Les ours mâles préfèrent les tunnels sombres, tandis qu’on peut observer les mamans grizzly traverser les ponts avec leurs oursons. Depuis la mise en place de ces infrastructures, environ 200 passages ont été construits. Les résultats sont spectaculaires : réduction de 95 % des accidents pour les cervidés, les animaux les plus souvent victimes.

La tapisserie de Bayeux à Londres : un succès record

Le British Museum a organisé une exposition exceptionnelle autour de la tapisserie de Bayeux, inaugurée par le roi Charles III. Face à une affluence record, le musée a dû demander aux visiteurs de ne pas prendre de photographies du trésor médiéval — une mesure sage permettant une circulation fluide et encourageant l’achat de reproductions à la boutique.

Avec 40 personnes entrant toutes les 10 minutes dans la salle qui abrite les 70 mètres de broderie, les visiteurs disposent de 45 minutes pour admirer en détail les coutures de ce qui est considéré comme la première bande dessinée de l’histoire. L’exposition raconte la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant et la bataille d’Hastings.

L’engouement des Britanniques a été remarquable : le British Museum affiche complet jusqu’au 31 décembre, avec une attente d’un million de visiteurs. L’exposition s’achèvera le 11 juillet prochain et la tapisserie retournera à Bayeux, où elle devrait susciter un regain d’intérêt auprès des Français.

Le château de Fougeray : le plus hanté de France

Dans la Vienne, le château de Fougeray à Caux, construit au 14e siècle sur une falaise surplombant la rivière Vienne, attire chaque année de nombreux visiteurs en quête de sensations fortes. Pendant la guerre de Cent Ans, il jouait un rôle défensif important. Au fil des siècles, plusieurs épisodes marquants et disparitions mystérieuses ont nourri des récits paranormaux.

Racheté en 2009 pour devenir une maison d’hôtes, le château a connu une transformation après l’apparition de phénomènes inexpliqués : bruits de pas, voix, silhouettes, images captées. Les nouveaux propriétaires ont choisi d’ouvrir le site à des expériences autour du paranormal, avec des visites accompagnées de médiums, des séances de spiritisme et des séjours en immersion. Aujourd’hui présenté comme le plus hanté de France, il attire les visiteurs curieux de ses phénomènes réputés.

Chambord : une campagne de financement participatif un succès inattendu

L’aile François Ier du château de Chambord, aménagée à partir de 1539, est inaccessible au public depuis 2019 en raison de son état de délabrement avancé. Des gravats jonchent le sol et les murs se lézardent dangereusement.

Chambord a lancé une campagne de financement participatif pour financer la rénovation nécessaire. L’objectif initial était de collecter 100 000 euros en un an, mais la cagnotte en ligne a dépassé toutes les espérances en atteignant 1 million d’euros. Cette réussite a été amplifiée par une mesure fiscale similaire à celle appliquée à Notre-Dame : une réduction d’impôt portée à 75 %.

La première phase de restauration, estimée à 12 millions d’euros, vise à réaliser une consolidation structurelle indispensable. La deuxième phase, qui rendra la salle du conseil de François Ier visitable au public, demandera une enveloppe globale de 26 millions d’euros. La cagnotte en ligne reste active pour qui souhaite y contribuer.

Lutèce : découverte majeure sous le parvis de Notre-Dame

Lors de travaux de rénovation de l’ancien hôtel Dieu, situé à côté de Notre-Dame sur le parvis de la cathédrale, une fouille préventive menée par l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives) a mis au jour une découverte remarquable : un mur de 20 mètres constitué de gros blocs de pierre maintenus par des troncs couchés dans le sens de la longueur.

Après six mois d’hésitation sur la portée de cette découverte, la ministre de la Culture Catherine Peyrat a annoncé qu’il s’agissait, selon une probabilité de 95 %, des murailles de Lutèce. Cette technique de construction — gros blocs et troncs couchés — est caractéristique de celle employée par les Gaulois pendant la guerre des Gaules. Cette technique correspond à celle utilisée par les Parisii, l’implantation gauloise qui s’était établie à Paris bien avant que la ville ne porte ce nom.

Des recherches plus affinées sont prévues. Un projet est en cours pour réaliser une copie photogrammétrique précise du mur, puis le remonter en l’état dans un musée, probablement le Musée Carnavalet, pour que le public puisse l’admirer. Cette découverte conforte les récits de César concernant les fortifications gauloises décrites dans le Commentarii de bello Gallico.

Funambulisme spectaculaire en Goëlle

À Loos-en-Goëlle, une funambule de 42 ans a relevé un défi extraordinaire : relier les deux plus grands terrils d’Europe en marchant sur un fil. Ces terrils, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, culmine à 186 mètres.

La performance s’est déroulée lors des Journées européennes du patrimoine. La funambule a traversé le fil d’un diamètre de 16 millimètres en s’asseoir à un moment donné, en exécutant des figures acrobatiques et en saluant les 9 000 spectateurs rassemblés 80 mètres plus bas pour admirer l’exploit. Ce n’était pas sa première performance spectaculaire : elle a déjà traversé les quartiers de Saint-Denis et le Stade de France en prélude aux Jeux olympiques de Paris.

Mister Beast transforme une communauté ghanéenne

Le youtubeur anglais Mister Beast a découvert au nord du Ghana une communauté vivant dans une extrême pauvreté. Les enfants y travaillent dans les champs de cacao au lieu de suivre une scolarité.

En faisant appel à ses followers les plus riches et à des fondations américaines, Mister Beast a financé un projet ambitieux : la création du village Abna Dakwa. Ce village comprend une école pour 300 enfants, dix maisons pour abriter les enseignants, un marché ouvert favorisant les échanges commerciaux locaux, et un hôpital. L’ensemble inclut également les installations hygiéniques essentielles : eau potable et évacuation des eaux usées.

Le projet, réalisé en un temps record, a coûté 10 millions de dollars. Mister Beast envisage des développements futurs, notamment la création d’une plantation d’arbres et, à plus long terme, des zones d’accueil pour commercialiser le cacao produit à Abna Dakwa vers l’extérieur. Bien qu’il existe de nombreuses communautés similaires dans la région, ce projet concret offre un modèle de développement local.

L’Odyssée d’Homère réincarnée par le cinéma

Le film Oppenheimer de Christopher Nolan, sorti en juillet, a provoqué un phénomène littéraire inattendu : les ventes cumulées de l’Odyssée dans ses différentes éditions ont triplé en seulement trois semaines. Le succès spectaculaire du film — plus d’un milliard de dollars de recettes mondiales et 6 millions d’entrées en France au 15 août — a poussé le public de tous les âges à se réapproprier l’œuvre d’Homère, vieille de 3 000 ans.

Ce regain d’intérêt nous ramène aux origines de notre civilisation et à la mythologie grecque. Le film donne envie de (re)découvrir ou relire le poème antique.

Parallèlement, une petite commune turque, Bornova, située près d’Izmir, revendique d’être le lieu de naissance d’Homère. Selon la tradition locale, le poète aurait écrit son poème dans une grotte de la région. Cependant, la question du véritable auteur de l’Odyssée reste irrésolue : s’agit-il d’une personne unique ou de plusieurs auteurs, comme le suggèrent certains érudits ?

Un vendéen champion du monde de la frite

Logan Poisson, un vendéen, vient de remporter le titre de champion du monde de la frite. Il vend ses frites dans une baraque ambulante appelée la Baraque Poisson, qu’on peut trouver itinérante sur les routes vendéennes.

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