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Evangile Et Commentaire – Radio Fidélité · 11 août 2026

Evangile & commentaire du Mercredi 12 Août 2026

4 min · en réécoute libre

Le commentaire de l’Évangile

Commenté par Gérald Privé, diacre permanent.

Quel appel nous adresse donc le Christ quand il nous exhorte à la correction fraternelle ? Et tout d’abord, est-ce que cela nous concerne vraiment ? On comprend ce qu’est la correction fraternelle entre époux, en famille, en communauté, mais entre nous, entre chrétiens du vingt-et-unième siècle. Un peu plus d’un mois après avoir prononcé les paroles que l’on vient d’entendre, Jésus d’ailleurs entrera à Jérusalem pour donner sa vie. Bien, c’est cette vie que nous avons reçue du Christ qui fait notre unité et Jésus donne ici les moyens de la faire fructifier. La correction fraternelle manifeste le souci que nous devons avoir les uns des autres parce que nous sommes un dans le Christ. Cela doit donc tous nous concerner.

Jésus nous dit aussi comment agir. Aller trouver son frère qui a péché d’abord seul, puis avec une ou deux personnes, puis avertir la communauté et enfin le tenir pour un païen ou un publicain s’il refuse définitivement d’écouter. À première vue, cette procédure ressemble à celle qu’on trouve dans le judaïsme. On retrouve cela au chapitre 19 du Deutéronome. Mais il y a plusieurs différences importantes. Dans le judaïsme, cette manière de faire était celle d’un procès. Ici, Jésus ne parle pas d’un procès avec son frère. Bien plus, c’est justement parce que j’aime mon frère que je suis amené à vouloir qu’il abandonne son péché. Et si par contre j’ai quelque chose contre mon frère et réciproquement, le Christ nous demande une chose : va te réconcilier avec lui.

Jésus mentionne ensuite la place centrale de la prière. « De même, je vous le dis en vérité, si deux d’entre vous sur la terre unissent leur voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon père qui est aux cieux. » Sans l’action de Dieu, sans la grâce, nul ne peut se convertir ni abandonner son péché. Aller voir à une ou deux personnes ne consiste pas à choisir quelques gros bras pour intimider l’autre, mais d’abord pour prier ensemble et amener l’autre à la conversion. Enfin, Jésus s’implique lui-même. Il ne se contente pas de dire « faites-le », mais il le fait lui-même. « Que deux ou trois en effet soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux. »

Le premier à avoir fait l’expérience de cette correction fraternelle, curieusement, c’est Saint-Pierre. Et souvenons-nous que cela va se produire plusieurs fois avec lui lors de la passion et même plus tard à Antioche. On trouve ça dans la deuxième épître de Paul aux Galates quand Paul reprendra Pierre devant toute la communauté et qui Paul écrira d’ailleurs : « Quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement parce qu’il était dans son tort. »

Alors n’ayons pas peur de l’expérimenter à notre tour, de nous écarter définitivement des ragots, des vilenies, des injures anonymes sur les réseaux sociaux, des racontars qui sont un véritable poison mortel pour nos âmes.

Transcription automatique de notre podcast quotidien, relue et mise en forme — le texte de l’Évangile (AELF) n’est pas reproduit.

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