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Evangile Et Commentaire – Radio Fidélité · 14 septembre 2026

Evangile & commentaire du Mardi 15 Septembre 2026

4 min · en réécoute libre

Le commentaire de l’Évangile

Commenté par le père Patrice Eon.

Sur la croix, Jésus fait de Marie la mère de ses disciples, la mère de son Église.

Il y a deux ans, le pape François a instauré une nouvelle fête liturgique : le lundi de Pentecôte est désormais consacré à Marie, mère de l’Église. C’est Paul VI qui, à la fin du concile Vatican II, le 21 novembre 1964, a déclaré Marie mère de l’Église. Il l’a fait volontairement pour rééquilibrer quelque peu la doctrine mariale du concile.

Au concile, il y a eu une discussion animée entre deux courants d’évêques. Le premier courant voulait que le concile écrive un document spécifique sur Marie. Le second courant préférait ne pas écrire un document séparé, mais plutôt parler de Marie dans le document sur l’Église, car Marie n’est pas à part de l’Église : elle est un membre de l’Église, le membre le plus représentatif de l’Église des croyants, son modèle et sa figure même. C’est ce second courant qui a eu raison, et cela a donné le chapitre 8 de Lumen Gentium.

Cependant, en agissant ainsi, le concile avait un peu passé sous silence un autre aspect fondamental de la mission de Marie : sa maternité. Si Marie est un membre à part entière de l’Église, elle y a pourtant un rôle tout à fait spécial et unique à jouer, celui de mère. Elle n’est pas seulement notre sœur aînée dans la foi, mais aussi notre mère. Pourquoi ? Parce qu’elle est la mère du Christ qui est la tête de l’Église, et comme on ne peut pas séparer la tête du corps, elle est aussi la mère du corps, c’est-à-dire de l’Église.

C’est sur la croix que Jésus nous donne Marie pour mère.

La maternité de la Vierge Marie est joyeuse, lumineuse et glorieuse, mais elle est aussi douloureuse, opérée sous le régime de la croix. Le vieillard Siméon l’avait prophétisé : « Un glaive te transpercera le cœur. »

La bienheureuse Conchita, une mère de famille mexicaine décédée en 1937 et grande mystique, disait que ce n’est pas simplement au pied de la croix que Marie a eu le cœur transpercé, mais aussi pendant les dernières années de sa vie, quand elle habitait avec saint Jean. Dans la solitude de son cœur et de sa prière, elle portait l’Église naissante, elle accouchait de l’Église dans la douleur, elle prenait sur elle les coups que l’adversaire donnait à l’Église, elle vivait intérieurement le martyre avec les martyrs.

Marie est notre mère et elle nous a enfantés dans la douleur. Qu’elle nous apprenne à porter nos croix, petites ou grandes, comme elle a porté la sienne.

Le père de Montfort disait de ceux qui se consacraient à Jésus par les mains de Marie : « Marie leur donne la grâce de porter les croix patiemment et même joyeusement, en sorte que les croix sont plutôt des confitures ou des croix confites que des croix amères. »

Transcription automatique de notre podcast quotidien, relue et mise en forme — le texte de l’Évangile (AELF) n’est pas reproduit.

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