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Evangile Et Commentaire – Radio Fidélité · 16 août 2026
Evangile & commentaire du Lundi 17 Août 2026
Le commentaire de l’Évangile
Commenté par le père Gérard Naslin.
Quel homme droit cet homme s’approchant de Jésus ! Il lui pose la question essentielle du sens de sa vie, sens au double sens du mot. Il cherche la signification de sa vie mais aussi son but. Il veut réussir sa vie en faisant ce qui est bon et cela pour avoir la vie éternelle. Il a raison d’interroger Jésus, qui est venu pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance.
Jésus, comme souvent, détourne son interlocuteur de lui-même pour le tourner vers Dieu, qui seul est bon. Alors, en bon éducateur, il lui rappelle les commandements, cette loi donnée par Dieu à Moïse et donc à tout son peuple.
L’homme non seulement connaît ses commandements, mais il les observe. Seulement voilà, il a compris que suivre la loi ne suffit pas. Il lui manque quelque chose, il lui manque le bonheur.
Alors Jésus lui fait une proposition : « Si tu veux être parfait, va, vends, donne aux pauvres, suis-moi. » Le vrai bonheur pour cet homme est à ce prix. La perfection pour lui serait de se désencombrer de tout ce qui l’empêche d’être heureux et de suivre Jésus. Il avait mis son bonheur dans ses trésors. Jésus lui propose le vrai bonheur dans un trésor qu’il aura dans les cieux.
Ce qui montre que la richesse rendait cet homme insatisfait, voire malheureux, c’est que, décidant de tout garder, il s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Jésus lui avait fait une proposition respectant sa liberté, ne voulant pas obliger l’homme à être heureux malgré lui. « Si tu veux », telle est la manifestation du respect de la liberté.
Amis auditeurs, d’abord cherchons-nous ce qu’il faut faire de bon pour avoir part à la vie éternelle ? Sommes-nous satisfaits de notre vie chrétienne ou désirons-nous faire un pas de plus pour être parfaits ?
Vous savez que la perfection, appelée encore sainteté, n’est pas réservée à une élite. Le concile Vatican II a rappelé que la sainteté était la vocation de tout baptisé. Nous sommes tous appelés à la sainteté. C’est donc à chacun de chercher quel va être pour lui le chemin de sainteté qu’il va emprunter. Ce ne sera pas le même pour vous qui êtes mère de famille, pour vous qui êtes malade, pour vous qui êtes célibataire, pour vous qui avez de lourdes responsabilités.
Et le renoncement que Jésus demande à l’homme venu le trouver, il ne le demande pas de la même façon. Un père de famille ne peut tout abandonner pour entrer dans un monastère, mais à chacun le Seigneur dit : « Si tu veux, si tu veux être un peu plus saint, désencombre-toi de tout ce qui t’empêche de vivre pleinement, de tout ce qui n’est pas indispensable pour être heureux et qui même te rend triste. Si tu veux, suis-moi. Essaie de mettre tes pas dans mes pas. Essaie de m’imiter, moi qui t’ai donné la plus grande preuve d’amour. Aime comme moi je t’ai aimé. »
Cela est exigeant, mais cela rend heureux. Ne soyons pas tristes aujourd’hui.
Transcription automatique de notre podcast quotidien, relue et mise en forme — le texte de l’Évangile (AELF) n’est pas reproduit.