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Evangile Et Commentaire – Radio Fidélité · 12 août 2026
Evangile & commentaire du Jeudi 13 Août 2026
Le commentaire de l’Évangile
Commenté par Gérald Privé, diacre permanent.
Dans la parabole de l’Évangile, le roi ne parle qu’une seule fois au serviteur mauvais. Ce reproche mêle le souvenir d’un bienfait reçu et le constat du refus d’un don. Le roi met le doigt sur l’incohérence qui en résulte et en tire la conclusion que le serviteur est mauvais. C’est une parole très forte, qui exclut le fautif du pardon. Il nous faut la prendre au sérieux, ce n’est pas une parabole qui n’engage à rien.
Nous ne savons pas en effet à quel point nos refus de pardonner touchent le Seigneur s’il ne nous le disait lui-même en nous mettant devant une alternative. Soit nous nous situons dans le registre de la dette, petite ou grande, dont nous sommes créanciers et dont nous exigerons le paiement. Soit nous nous jetons dans son cœur miséricordieux et tout nous sera donné : grâce, pardon, éternité. Mais alors, il faut être à notre tour signe vivant de la miséricorde divine en s’ouvrant à ceux de nos frères qui ont péché contre nous.
Rancune et colère, voilà des choses abominables où le pécheur est passé maître, dit le Siracide. Les mots sont forts, pas de compromis possible avec ces péchés. Mais comment faire pour lutter ? Jésus développe l’idée dans la parabole de ce jour. Quand nous trébuchons dans notre parcours terrestre sur la colère ou la haine, se rappeler le but de notre chemin doit nous aider à nous relever en mettant tout en perspective. Que restera-t-il de nos ambitions, de nos rivalités, de nos colères après notre mort, au jour du jugement ? Prétendrons-nous nous embarquer avec Dieu dans nos petites histoires où l’amour-propre a eu plus que sa part ?
Une seconde réalité essentielle pour nous retenir sur la pente glissante de la colère et de la rancune : pense au commandement et ne garde pas de rancune envers ton prochain ; sois indulgent, nous disent les Écritures. Délaisserons-nous le Seigneur pour nous faire justice nous-mêmes ? Oublierons-nous sa présence pour nous perdre sans fin dans des ruminations intérieures ?
Une parole de Dieu contre nos paroles de colère, de dépit, de découragement. Voilà peut-être la médecine dont notre époque, souvent creuse et bavarde, a besoin. C’est Benoît XVI qui disait à la jeunesse réunie à Madrid : il y a des paroles qui ne servent qu’à entretenir la conversation et qui passent comme le vent. Celle de Jésus, par contre, remplit notre cœur, s’y enracine et façonne notre vie tout entière.
Alors demandons au Seigneur de ne pas participer aux gallimatias ambiants, mais de faire grandir en nous sa parole de paix, de pardon et de vie.
Transcription automatique de notre podcast quotidien, relue et mise en forme — le texte de l’Évangile (AELF) n’est pas reproduit.