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Voyage du Pape en France · 26 septembre 2026
De Nîmes à Notre-Dame : le père Jean-Claude Rodriguez aux vêpres avec le pape

Une célébration exceptionnelle aux vêpres de Notre-Dame
Le père Rodriguez, vicaire général du diocèse de Nîmes, a assisté aux vêpres célébrées par le pape à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il était arrivé le matin même en train avec un groupe du diocèse et revient sur ce moment qu’il qualifie d’exceptionnel et de très beau.
Une expérience vécue de l’intérieur
Le père Rodriguez décrit l’atmosphère des vêpres comme particulièrement émouvante. Il insiste sur le fait que c’était une expérience vécue de l’intérieur, au-delà de l’aspect extérieur et triomphal de l’arrivée du pape dans la cathédrale. Il a été ému de partager ce moment non seulement avec le pape, mais aussi avec ses confrères, les séminaristes, les religieux et religieuses qui étaient rassemblés.
Bien qu’il n’attendait rien de particulier avant cette célébration, il déclare avoir tout reçu de ce moment. Il a d’ailleurs dû quitter sa place initiale, derrière un pilier d’où il ne voyait rien, pour se placer devant un écran.
La cathédrale comme image de l’Église
En observant la cathédrale Notre-Dame, le père Rodriguez s’est posé une réflexion qui l’a profondément touché : la cathédrale, entièrement illuminée à l’intérieur, lui est apparue comme une image de l’Église elle-même. Cette « vieille femme de 2000 ans » reste toujours jeune, et cette jeunesse de l’Église du Christ s’y révélait.
Ce qui l’a particulièrement frappé, c’est de sentir tout ce peuple en communion avec le pape et les évêques présents, un peuple qui prie et se tourne vers son Seigneur, portant aussi le monde entier dans sa prière.
Le voyage en train depuis Nîmes
Le groupe du diocèse s’est retrouvé à la gare de Nîmes le matin et a pris le TGV à 6 h 12 en direction de Paris. Sur le quai, le père Rodriguez a eu la joie de rencontrer un jeune étudiant du diocèse qu’il connaît, qui apprend l’orgue et qui montait aussi à Paris.
Une autre rencontre l’a particulièrement touché : celle du pasteur Paul, un pasteur évangélique de Nîmes, qui les a salués au moment de monter dans le train. Cette rencontre inattendue sur le quai a renforcé le sentiment d’un moment vraiment particulier.
La France, toujours terre de mission
Interrogé sur la question de savoir si la France est encore une terre de mission aujourd’hui, le père Rodriguez répond sans hésitation que la France et le monde sont toujours une terre de mission. La mission n’est jamais gagnée ; elle est toujours à vivre.
Les preuves en sont tangibles : le nombre de catéchumènes qui se lèvent chaque année et celui des recommençants qui reviennent chaque année le démontrent. La mission ne s’est pas terminée avec les grands missionnaires des siècles passés ; c’est une affaire de tous les jours.
La mission, une responsabilité de tous
Le père Rodriguez explique que le mot « mission » vient des traductions latines : Ite Missa est signifie « allez en mission ». Depuis 2000 ans, c’est l’ordre donné : aller en mission. La mission est une œuvre de Dieu de tous les jours.
Tous les baptisés — prêtres, religieux, religieuses, consacrés, diacres — ont à vivre la mission pour laquelle ils ont été baptisés. Le baptême nous engage tous à être des missionnaires, des porteurs de la joie de l’Évangile, comme l’ont rappelé le pape François et le pape cette même soirée.
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7 min de lecture · transcription automatique, non relue
Des vêpres auxquels vous avez assisté père Rodriguez bonjour vous êtes le vicaire général du diocèse de Nîmes vous étiez arrivé à Paris le matin même en train avec un groupe du diocèse est-ce que vous pouvez nous nous raconter un petit peu comment ça s'est passé pour pour vous.
Ce moment a été très très beau, un très beau moment, un moment assez exceptionnel, exceptionnel avec une très grande ferveur alors là n'étonnera peut-être personne puisque que les consacrés, prêtres, des diacres, des églises de diacres, des religieux, des religieuses, pardon, le pape était vraiment attendu et les vêpres ont été de très très belles bêtes, c'est beau, vous voyez la beauté, tout le monde le fait, elle élève l'âme, c'est vraiment très très beau, le parc était attendu, j'étais à l'intérieur, moi on a pu suivre, on est arrivé ici, on a pu suivre son arrivée dans les rues adjacentes à la à la cathédrale donc Notre-Dame de Paris, on a suivi son arrivée sur le Paris où il y avait beaucoup de de consacrés qui étaient rassemblés et puis évidemment son entrée, je veux dire vraiment triomphale dans Notre-Dame de Paris, c'était vraiment très très beau. On a vécu vraiment un 1 événement de l'intérieur, on sait que c'est ce qu'il faut souligner, ce n'est pas que le fait, l'événement extérieur, je viens d'en employer le mot de triomphe, un très triomphal mais, pas que cet aspect-là. Moi plusieurs fois, j'ai été, comment dirais-je, mais ému de vivre cet événement avec le pape certes, mais aussi avec tant et tant de confrères, de séminalistes, de religieux, de religieuses, c'était vraiment très très beau quoi et touchant et quelque chose qu'on a vécu vraiment de l'intérieur.
C'est un petit peu la question qu'on pose à nos différents invités, mais vous attendiez quelque chose de de particulier de de ce moment-là?
Je vais vous dire, ça va peut-être vous surprendre, je n'en attendais rien, mais j'ai tout reçu. Vraiment j'ai tout reçu de ce moment-là. Je ne pas ce qu'il fallait en attendre, je n'en sais rien, mais j'ai tout reçu de ce moment-là, un très bon moment et d'ailleurs, j'avais la chance d'être dans la cathédrale, alors je dis la chance, je ne sais pas si c'est une chance, parce que après j'étais derrière un pilier, on avait un pilier, je ne voyais rien. Et alors un moment je me suis dit, au lieu d'être derrière un pilier, je vais passer devant un écran. Je suis donc passé devant un écran.
Et à un moment je me suis dit en regardant seulement cette cathédrale, vous savez qui est maintenant très très belle donc, je me disais cette cathédrale, c'est-elle vraiment une image de l'église, en ce sens que l'église on la compare parfois, vous savez cette vieille femme de 2000 ans, oui mais elle est toujours jeune et à travers Notre-Dame de Paris, qui est toute blonde à l'intérieur, bien on voit finalement la jeunesse de de l'église de Jésus-Christ. Et moi ça, vous voyez avant que les verbes commencent, c'est une réflexion qui m'a beaucoup touché, voilà. Alors ce que j'en attendais, je ne pas, mais en tout cas je vous dis moi j'ai tout reçu, j'ai tout reçu de ce moment qui a été un très beau moment, un moment, je ne dirais pas de fortes émotions parce que l'émotion spirituelle elle n'est pas de l'ordre du sentiment, mais c'était c'était très très fort de sentir tout ce peuple-là vraiment en communion avec le pape, avec nos évêques qui étaient là aussi, voilà de sentir un peuple en communion qui prie, qui se tourne vers son seigneur, qui le prie et et dans sa prière qui porte aussi le monde et c'est ça qui est touchant, quand on est tous rassemblés, voyez-moi c'est ça que j'accueille, Est-ce que c'est ce que j'attendais, je n'en sais rien, mais en tout cas c'est ce que j'ai accueilli.
Et justement pour pouvoir venir accueillir cette parole et ce moment à notre à la cathédrale Notre-Dame de Paris, il fallait venir à Paris, il me semble que vous êtes tous retrouvés en train c'est bien ça?
On s'est retourné à la gare ce matin, à la gare de Nîmes prendre le TGV à 6 heures du matin, enfin 6 heures 12. Voilà et alors j'ai eu la la vraiment la joie de rencontrer un jeune que je connais, un étudiant organise on va dire, bon il fait d'autres études mais il apprend l'orgue et donc je le connais quand je l'ai vu sur le pied de la gare, je lui mais vous allez à Paris et il m'a dit mais oui je vais à Paris et il a eu la vraiment l'opportunité d'obtenir une place avec un de ses amis, une connaissance, il a à Paris ici, donc j'étais très heureux de de voir ce jeune montant à Paris, voilà et par ailleurs je sais qu'il y a d'autres jeunes du gars qui seront à Paris ce soir, voilà. Puis il y avait aussi autre chose d'assez touchant, vraiment l'inattendu, c'est que au moment d'embarquer dans le train, bien on a rencontré un pasteur évangélique de la ville de Nîmes que nous connaissons très bien, le pasteur Paul et il nous a dit bonjour, bon il a, il savait où on allait, mais aussi de le rencontrer là sur le quai de la gamme et il allait partir lui aussi quelque part voilà c'était voilà comment ça s'est passé ce matin.
Et pour terminer père je vous propose peut s'interroge sur une question, est-ce que vous considérez que la la France est encore une terre de mission aujourd'hui?
Alors ça a été le titre d'un livre d'il y a je ne pas combien d'années, France terre de mission, mais écoutez c'est bien simple, je crois que la France et le monde sont toujours une terre de mission. Toujours la mission, vous savez, n'est jamais gagné, c'est toujours à à vivre la mission. Alors on est oui, on est toujours en paix en mission, mais vous voyez quand on constate le nombre de catéchumènes qui se lèvent chaque année ou le nombre de recommençons, vous voyez qui qui viennent nous revoir chaque année, ça prouve que en effet, oui nous sommes une terre de mission, mais le monde est une terre de mission, Qu'est-ce que c'est la mission? Vous savez, le la, bon nos traductions latines ne sont pas toujours très très bonnes, on a hélas traduit pendant des années, par aller dans la paix du Christ, mais ça veut dire, aller en mission, Allez c'est ta mission, ce que ça veut dire. Ça veut dire que vous voyez depuis 2000 ans, voulait dire aller en mission.
Voilà donc la mission c'est une affaire de tous les jours, c'est de tous les jours la mission elle s'est pas terminée avec les grands missionnaires les siècles passés. La mission c'est une, c'est une affaire de tous les jours, c'est une oeuvre, c'est une oeuvre de Dieu, vous voyez, mais une oeuvre de Dieu de tous les jours et que nous alors les baptisés et tous les baptisés et les prêtres, religieux, religieuses, consacrés, diacres, caetera, et bien tous ensemble, nous avons à vivre la mission pour laquelle nous avons été baptisés. Et le baptisé, le le baptême en tout cas, nous a débuté tous qui que nous soyons à être des missionnaires, à être des des porteurs de de la joie de l'évangile comme le disait le pape François et comme nous l'a redit ce soir le pape Léon.
Et bien merci Père Rodriguez d'avoir été avec nous, je rappelle à nos auditeurs que vous êtes le vicaire général du diocèse de Nîmes. Merci d'avoir pris le temps d'être venu pour nous sur sur ces vêpres célébrées par le pape Léon 14 à la cathédrale Notre-Dame de Paris.