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Le Billet d'Humeur – Radio Fidélité · 1 octobre 2026

Lettre d’un policier à sa mère

3 min · en réécoute libre

Une lettre de policier blessé lors de manifestations

Hervé Lerocq dévoile en exclusivité la lettre d’un policier écrite à sa mère. Le policier, gravement blessé lors de débordements de manifestations lycéennes à Paris, raconte ses blessures, son désenchantement face à la violence récente, et sa conviction profonde en la mission de maintien de la paix.

Les blessures et le contraste du week-end

Le policier commence par rassurer sa mère sur son état : il souffre de contusions et d’un bras cassé causé par une chaise volante, qui nécessite quelques semaines de repos. Il demande à sa mère de ne pas écouter la presse ni les informations alarmistes.

Il contraste son expérience récente avec un week-end glorieux : samedi, il a assuré la sécurité lors d’une grande soirée au Stade de France, plein à craquer, sans aucun débordement. Puis il a été affecté à la protection de la place de la Concorde et de l’avenue de la Grande Armée, où il a reçu des centaines de milliers de sourires et des remerciements. Il confesse son envie d’avoir des rassemblements comme ceux-là tous les week-ends.

Mais depuis lundi, il est « redevenu force de l’ordre », redescendant brutalement sur terre et voyant disparaître cet « état de grâce ».

Critique des responsables complices

Le policier reconnaît avoir lui-même été jeune, lycéen et étudiant, ayant participé à des manifestations pour des causes plus ou moins légitimes, souvent encouragé par des professeurs et des militants. Cependant, il note une différence majeure : à son époque, il n’y avait ni blocages ni violences.

Il dénonce l’attitude des maires et des officiers de police judiciaire qui, selon lui, non seulement soutiennent les manifestants, mais cautionnent également les blocages et les heurts. Il qualifie cela d’« irresponsabilité ». Il critique particulièrement l’un de ces responsables qui évoquerait une « violence légitime », affirmant qu’« aucune violence n’est totalement légitime ».

L’état du débat public et l’appel à la responsabilité

Depuis sa chambre d’hôpital, le policier observe que la société a changé : « On ne parle plus, on s’invective, on ne manifeste plus, on frappe et on brise. » Il s’interroge sur les repères donnés à la jeunesse.

Il se raccroche aux paroles prononcées par « l’homme en blanc » (le Pape) devant des scouts rassemblés : celles-ci l’inspirent sur la volonté de se mettre au service de la paix en transformant les peurs en espérance et les plaintes en engagement responsable.

Conviction et engagement

Le policier réaffirme à sa mère qu’il va bien et qu’il reprendra du service bientôt. Il affirme que la paix se trouve autant dans les églises qu’« au tréfonds de l’âme pour un peu que l’on veuille bien se donner la peine de la chercher ».

Il conclut en rappelant que la violence n’est ni un but ni une fatalité, et que c’est précisément la raison de son engagement dans les forces de l’ordre : endosser cette responsabilité et ses conséquences pour empêcher la violence de se répandre dans le cœur de l’homme. Il refuse le désespoir et affirme sa conviction qu’il y arrivera un jour définitivement.

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