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Voyage du Pape en France · 26 septembre 2026

Sur le tarmac d’Orly, sœur Cristiana raconte sa rencontre avec Léon XIV

10 min · en réécoute libre
Sur le tarmac d’Orly, sœur Cristiana raconte sa rencontre avec Léon XIV

Sœur Cristiana, originaire de Rome, fait partie du comité d’accueil qui attendait le pape Léon 14 sur le tarmac de l’aéroport d’Orly. Elle revient sur cette expérience marquante aux côtés de dix-huit jeunes du diocèse de Créteil, et sur sa rencontre personnelle avec le Saint-Père.

Les préparatifs et l’arrivée à l’aéroport

Sœur Cristiana a accompagné dix-huit jeunes du diocèse de Créteil. Le groupe s’est levé à 5 h 30 pour arriver à 6 h 30 sur le site convenu, afin de passer tous les contrôles de sécurité. La première partie de la matinée a été stressante et technique, avec de nombreuses exigences de sécurité à respecter et un grand nombre de jeunes à faire circuler en même temps.

Pendant les contrôles, Sœur Cristiana a profité du temps disponible pour prier avec les jeunes. Ils ont relu des passages de l’Évangile de saint Matthieu, chapitre 16, concernant la nomination de Pierre par Jésus, pour mieux comprendre l’importance du pape. Cela a permis au groupe de se préparer spirituellement à accueillir le Saint-Père.

Une fois arrivés à l’allée d’attente, ils se sont joints à quatre-vingts autres jeunes venus des diocèses de Pontoise et d’Évry. Le groupe a entonné des chants de louange, créant une atmosphère très festive et joyeuse. Lorsque l’avion du pape est arrivé, l’émotion a été très forte. Le président de la République Emmanuel Macron était également présent, rendant le moment particulièrement solennel.

La rencontre avec le pape

Lorsque le pape est descendu de l’avion, l’émotion a été intense. Sœur Cristiana souligne que l’absence de téléphones portables — interdits selon les consignes de sécurité — a permis aux jeunes et aux adultes d’être véritablement présents au moment, sans être distraits par les appareils.

Le pape s’est approché du groupe de très près. Une jeune fille du groupe a offert un bouquet de fleurs au pape. Sœur Cristiana a également eu la chance de lui faire signer des maillots de foot créés par Holy Games, une association parisienne de sports et de jeunesse.

Les maillots signés par le pape

Sœur Cristiana a demandé au pape de signer les maillots en italien, langues qu’ils partageaient. L’un de ces maillots sera destiné à la chapelle des Sportifs, située à Sainte-Jean-de-Chantal, à proximité du parc des Princes. Cette chapelle accueille déjà de nombreux maillots de sportifs de haut niveau, et celui signé par le pape Léon 14 viendra enrichir cette collection.

L’absence de téléphone : une bénédiction

Sœur Cristiana relève l’importance d’avoir été privée de téléphones portables pendant cette rencontre. À la sortie de l’événement, les jeunes ont spontanément exprimé leur gratitude pour cette interdiction, car elle les a forcés à être pleinement présents à l’instant, plutôt que de chercher à immortaliser le moment par des photos ou à prévenir leurs proches par des messages.

Elle nuance cependant : « Je ne pense pas que les moyens soient négatifs en soi », mais le problème est de les utiliser sans intelligence. Selon elle, les vertus de tempérance et de prudence permettent d’utiliser les instruments modernes de manière raisonnée. Trop souvent, les gens utilisent les portables pour immortaliser les moments importants, ce qui les coupe paradoxalement de l’expérience réelle de ces moments. Elle invoque l’adage : « Il y a un temps pour tout », rappelant que certains moments exigent d’être vécus à cent pour cent, sans distraction.

Impressions sur le pape Léon 14

Sœur Cristiana, qui vient de Rome et a connu plusieurs papes, compare le pape Léon 14 au pape François. Ce dernier était très communicatif et populaire, créant immédiatement des liens avec les gens. Le pape Léon 14 est différent : il est plus réfléchi et intériorisé. Cependant, elle a remarqué qu’il regarde toujours chacun dans les yeux — jeunes et adultes — et on sent qu’il est vraiment présent à chaque personne.

Elle décrit sa personnalité comme celle de quelqu’un de très intelligent, qui ne se laissera pas prendre par les médias ou la communication superficielle. Il cherche avant tout à être connecté à Dieu, et c’est cette connexion intérieure qui lui permet d’être pertinent face aux enjeux actuels. Elle a observé que, lorsqu’il a remis un bouquet à une jeune fille, son expression montrait qu’il s’était laissé toucher par ce geste simple. Cela démontre, selon elle, qu’il n’est pas indifférent à l’humanité.

Attentes pour la France

Sœur Cristiana nourrit de grands espoirs pour cette visite papale en France. Son attente majeure est l’apport d’une unité parmi les catholiques français. Elle reconnaît que les catholiques peuvent avoir différentes sensibilités spirituelles et liturgiques, mais elle souhaite que la visite du pape Léon 14 les rassemble dans une même dynamique autour du Christ et de l’Église.

Elle insiste sur l’importance de l’unité comme force de témoignage. La division affaiblit ce témoignage. Son espoir est que la venue du pape touche les cœurs, apprenne aux fidèles à accueillir les différences et crée vraiment le corps du Christ, en faisant tomber les divisions qui peuvent être profondes parmi les catholiques français.</p

Transcription

Lire l’entretien

10 min de lecture · transcription automatique, non relue

Sœur Cristiana qui est avec nous ce matin pour nous partager ce moment relativement particulier qu'elle a pu vivre. Alors comment se sont passés les derniers préparatifs? Elle va nous le dire tout de suite. Bonjour Sœur Cristiana, merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur les radios chrétiennes françaises. Cristiana, je le disais, vous faisiez partie du comité d'accueil qui attendait le Saint-Père sur le tarmac à l'aéroport d'Orly.

Est-ce que vous pouvez nous raconter un petit peu comment ça s'est passé déjà juste avant que que que le Saint-Père n'arrive?

Disons que moi j'ai accompagné tout d'abord 18 jeunes du diocèse de Créteil et et donc on est parti à 5 heures et demie, on était déjà à 6 heures et demie dans les lieux plus ou moins convenus pour être sûr de passer tous les contrôles. Donc disons que la 1re partie c'était un peu plus stressante et technique parce qu'il fallait vraiment, on avait beaucoup d'écorciers pour la sexualité qui était assez exigeante et importante Et donc il fallait faire bouger tous les jeunes en même temps, arriver au lieu convenu et passer les contrôles. Donc la 1re partie, ça a été un peu stressante, mais heureusement pendant le temps des contrôles, on a eu le temps vraiment de de prier avec les jeunes, donc on a eu le temps de de relire la les passages de l'évangile de Saint Mathieu au chapitre 16 sous la nomination des pierres par Jésus même pour nous remettre aussi dans dans les évangiles pourquoi l'importance du pape. Et donc on a passé un bon temps de prière avec les jeunes, on a commencé vraiment à être plutôt dans la dynamique de l'accueillir. Et quand on est arrivé voilà sous l'allée de au, à côté du où il fallait attendre les papes, Il y avait beaucoup de chants, on était 80 jeunes en tout, venant des, aussi des diocèses des Pontoises et Every avec les nôtres et il y avait beaucoup des chants de louanges, les enfants, il y avait des enfants, des mineurs qui étaient vraiment hyper contents et très joyeux.

Donc c'était quand même un moment très festif et quand on a vu l'avion du pape arriver, bien évidemment ça a été très très émouvant, c'était très fort et voilà. Donc c'est, tous ces moments-là de l'attente, ça nous a permis de se préparer. On a vu arriver aussi le président de la République Macron et là on a commencé à se dire que c'était quand même un moment, voilà très important. Et quand le pape il est descendu, bien sûr quelle émotion il a pris le dessus. On était tous avec les jeunes très attentifs à ces moments.

On avait la chance de de ne avoir les portables parce que c'était dans les consignes, on n'avait pas les droits, ce qui fait qu'en fait on était vraiment présent à à la présence du pape. Et nous on a eu la chance aussi de l'avoir très très proche. On lui aurait mis un bouquet des fleurs, et moi j'ai fait signer des maillots de foot qui étaient faits par Holy Games, donc l'association des sports et froids qui a été créée à Paris. Et donc on a eu la chance vraiment de l'avoir très proche, de pouvoir un peu échanger avec lui.

Ah oui oui très proche, c'est loin qu'on puisse dire. Sœur Cristiana, j'aimerais justement, vous venez de mentionner la la dédicace de ce maillot de foot. J'aimerais qu'on revienne sur cette image que nous nous avons eue et je pense comme l'essentiel des gens à la télévision et qui, excusez-moi de le dire comme ça, mais pour le commun des mortels, semble complètement surréaliste. On vous voit face au saint père en train, lui qui vous dédicace un maillot de foot. Vous avez fait comment?

Vous avez échangé en en italien avec le pape Léon 14?

Disons que ça, c'est vraiment un côté italien, de une soeur qui est passionnée de Jésus, mais tout de suite après du foot et et bien sûr de l'église et du pape, et donc je l'ai tout de suite parlé en italien et je me suis dit ça allait forcément pouvoir permettre l'échange. Et donc je n'ai pas hésité à lui demander de signer les maillots. Un des maillots, il va être destiné à la chapelle des sportifs qui est à Sainte-Jean-de-Chantal, juste à l'église, juste à côté du parc des princes où on se retrouve souvent pour aller prier pendant les événements sportifs des pays. Et donc on a on a cette chapelle avec beaucoup de maillots des sportifs de haut niveau et cette fois-ci il y aura aussi les maillots du Pape Léon. Donc on est, voilà, c'était vraiment les buts.

J'imagine que ça va faire à la fois un fantastique souvenir et puis d'ailleurs quelques jalousies par la même occasion. Vous évoquiez tout à l'heure ma soeur le fait qu'il n'y avait pas de téléphone portable et que ça a permis un petit peu de profiter de de ce moment de manière un petit peu différente. Est-ce que vous pensez justement que que le téléphone peut être parfois un obstacle à à la communion ou ou peut-être au partage en général?

Je pense, alors personnellement j'ai je suis dans, dans les faits que Dieu nous a donné ce qu'on appelle les vertus, dans la tempérance et la prudence qui font qu'en fait on peut utiliser les moyens du siècle mais avec une certaine intelligence. Donc moi je pense que souvent le, le problème c'est d'avoir un instrument et de l'utiliser sans intelligence, quand je dis ça, ce n'est pas parce qu'on est bête mais c'est parce qu'on ne réfléchit pas tout simplement. Et comme disait la lecture de la 1re lecture des d'aujourd'hui de la messe dans les livres du Coellet, il y un temps pour tout. Donc effectivement aujourd'hui on n'est pas en décalage par rapport à ça parce qu'on on on ne saisit pas les temps. Là c'est comme dirait l'écriture, les les caïros, c'est le temps de Dieu, et souvent on, spontanément aujourd'hui on prend les portables pour immortaliser ces moments, mais en même temps on perd d'être présent à ces moments.

Et on est souvent aussi sous nos messages, on veut prévenir toute la notre famille qu'on est là, que c'est un moment fort pour nous, on veut les partager, mais finalement on s'est extrait de ces moments, on ne les vit pas à 100 pour 100. Et là les jeunes même à la à la sortie quand on a pu sortir de lits, spontanément ils ont dit heureusement qu'on n'avait pas les portables parce que ça nous a permis vraiment d'être présent à à ce qui s'est passé et pas être là appris par les photos, par par le fait d'immortaliser ces moments, mais on était vraiment attentif à chaque instant. Voilà, on n'avait pas de distractions. Je ne pense pas que les moyens, ils soient négatifs en soi, mais effectivement tout ce qu'on fait sans intelligence, ça ça devient négatif, Voilà forcément parce qu'on, des fois on tend à abuser trop des choses et tout ça, je parle aussi pour les religieux.

Pour pour terminer ma soeur sans abuser justement de votre temps ce samedi matin et encore un grand merci d'être avec nous et d'éclairer un peu les auditeurs qui qui commencent leur journée. Quand on échange avec les gens au sujet de ce voyage, ils nous disent très souvent que c'est l'occasion pour eux de mieux connaître le saint père, ce nouveau pape qui est Léon 14. C'est vrai que ça ne fait qu'un peu plus d'un an qu'il est devenu évêque de Rome. Il n'est donc pas forcément encore une figure très connue de tous ou sa personnalité peut être moins connue que ce qu'on a pu avoir avec certains papes qui sont en place depuis depuis plusieurs années. Mais à titre personnel, est-ce que vous aviez, vous chère Cristiana une attente particulière concernant ce ce déplacement en France du du Saint-Père?

J'ai beaucoup d'attentes. Alors moi je je précise que moi je viens de Rome, originaire de la ville de Rome et et j'ai vu les plusieurs papes, et c'est sûr que le pape Léon 14, il a, il est, enfin François il avait un, il était très communicatif et il était très populaire. Donc c'est vrai que sa personnalité, tout de suite, elle rentrait en relation avec les gens, ça c'était sa force. Aujourd'hui on a pas Bléon qui est beaucoup plus réfléchi, qui on voit qu'il est beaucoup plus intériorisé aussi, j'ai eu l'occasion de les croiser plusieurs fois, des très proches et encore aujourd'hui, il, j'ai remarqué qu'il il nous regarde toujours dans les yeux. Quand il s'est approché de nous, il nous regardait chacun, que ce soit les jeunes, que ce soit moi quand je lui ai parlé, mais tous, il nous regarde dans les yeux et on sent qu'il est vraiment présent à chaque personne, on sent qu'il intercède pour nous, on sent que c'est quelqu'un de très intériorisé, qui n'est pas banal, qui n'est pas superficiel, on sent que c'est quelqu'un qui est très intelligent et qui ne va pas se laisser prendre par les médias, par la communication, il va vraiment vouloir être d'abord connecté à Dieu avant d'être connecté au monde.

Mais c'est cette connexion qu'il a intérieure à Dieu qui lui permet justement d'être dans l'actualité de façon ajustée. Mais on sent qu'il est vraiment, qu'il aime les gens. On sent qu'il, je vois la notre, une de nos filles, donc il lui a remis un gros bouquet et quand on a vu les, je ne si dans l'image vous avez dû le voir son expression de stupeur, de de de se laisser toucher par un geste qui est aussi simple finalement, mais il s'est laissé toucher, il s'est laissé rejoindre par par un geste. Il, on voit qu'il n'est pas indifférent à l'humanité. Mais il évite de façon beaucoup plus intériorisée, mais je, tu, on sent qu'il prie pour nous, on sent qu'il est vraiment là et que en fait il, et pour la France effectivement j'ai vraiment une grande attente, déjà c'est apporter l'unité des catholiques particulièrement.

C'est c'est vraiment quelque chose qui pour moi est très importante, on peut être tous différents, avoir différentes sensibilités spirituelles, mais on reste quand même attachés à l'église. Et les papes, c'est celui qui fait l'unité en fait. Au-delà de nos sensibilités spirituelles, de nos sensibilités liturgiques si je peux dire ça, on reste quand même attachés au Christ et à l'église, ce qui fait notre force. Et l'unité c'est quand même une force. Quand on, quand on se sépare, on est divisé, n'est plus un témoignage en fait et j'espère que, j'espère en tout cas c'est mon attente.

La venue de Léon 14, on est tous rassemblés dans la même dynamique, dans la même liturgie, que Dieu puisse nous toucher nos coeurs à tous et nous apprendre à voir l'autre dans la différence et à l'accueillir, nous accueillir les uns les autres pour créer vraiment les corps du Christ et que ces divisions des fois peuvent être aussi profondes au moins, puissent tomber vraiment par par la venue du pape. C'est c'est mon souhait des plus grands en tout cas.

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