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Voyage du Pape en France · 25 septembre 2026
Un signal d’espérance pour tous les habitants de France

L’évêque de Nantes accompagne le pape pendant ces quatre jours. Il dit son émotion et voit dans cette visite « un geste de confiance et d’amitié » envers une Église de France où germent « de petites fleurs d’espérance » : catéchumènes, néophytes, regain des vocations. Il attend du Stade de France que le pape encourage l’élan missionnaire des jeunes. Il invite aussi à lire l’encyclique Magnifica humanitas et à vivre une « fraternité évangélique », avant de faire le lien entre Lourdes et l’année Montfort du diocèse.
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11 min de lecture · transcription automatique, non relue
Nous allons à présent rejoindre monseigneur Laurent Perceroux. Bonjour monseigneur merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui en direct.
Et bien écoutez c'est avec joie que je suis avec vous Simon et avec les auditeurs de de radio fidélité.
Alors Monseigneur Perceau, vous allez accompagner le pape tout au long de de cette visite, est-ce que déjà vous pouvez nous nous raconter pour vous avoir le saint père qui qui vient en France, comment vous vous vivez ce moment personnellement?
Alors personnellement c'est toujours très émouvant pour les, pour nous les évêques de recevoir celui qui comme évêque de Rome est à la fois partage notre, notre même sacrement de l'ordre, a été consacré évêque tout comme nous pour le service de l'église et qui en même temps a été choisi pour être celui qui est garant de notre unité, de notre communion. Celui qui qui pilote d'une certaine manière le le collège des évêques pour avec eux conduire conduire l'église de l'église de France et puis plus largement l'église universelle sur les chemins de de l'évangile, une grande émotion pour moi-même. Et puis également une grande joie pour notre église de France. Je crois que cette visite arrive à à un moment tout particulier où nous voyons dans un contexte social, politique, international bien troublé où où nous voyons voilà germer plein de de petites fleurs d'espérance. Évidemment on pense aux catéchumènes, aux néophytes, on pense à un certain regain des vocations qui qui se manifestent en ce moment et puis on pense aussi à tous les projets que nos divers diocèses portent en France, bien c'est, c'est d'abord je crois un geste de confiance et et d'amitié que le pape vient poser et puis en même temps un 1 geste d'encouragement pour notre église et puis je crois que ça va être aussi pour lui l'occasion même si 4 jours c'est court de de découvrir quelques réalités de ce que nous cherchons à vivre en France.
Le le cardinal Avelines, Monseigneur Perceroux disait que ce voyage sera un remède à la crise spirituelle que que nous traversons aujourd'hui, vous vous partagez ce regard.
Alors, c'est, je je je comprends parfaitement ce que veut dire le le cardinal Avelines. Je je je pense que c'est c'est en tout cas un signe fort que le le Saint-Père vient poser pour pour nous inviter à à garder espérance. On on voit bien aujourd'hui qu'il y a il y a énormément d'inquiétude et énormément aussi de de souffrance dans dans notre société. Je pense entre autres à l'intervention du du président hier soir qui a été particulièrement grave sur les défis géopolitiques que nous connaissons et puis la situation économique du pays. Je je crois qu'il doit venir poser un 1 signal d'espérance pour pour dire aux catholiques mais plus largement pour dire à tous les habitants de France que la vie vaut le coup d'être vécue et que nous avons en en nous-mêmes suffisamment de dons et de talents pour traverser, pour pour traverser l'épreuve.
Et ça quand je, quand on dit ça, c'est un message universel mais qui en même temps s'ancre dans le message même du Christ et c'est ce qui explique je pense parce que les gens l'attendent, le formidable engouement que nous ressentons aujourd'hui à la, à l'arrivée du pape Léon 14 et de la belle bienveillance. Moi j'ai été très frappé par la bienveillance jusqu'à maintenant, des des médias, des grands médias, des chaînes nationales, des des journaux, il y a une vraie bienveillance et une vraie joie à se laisser bousculer parce que je vois là, je suis arrivé à Paris hier, on voit bien que ça va bousculer quelque chose dans la vie des parisiens et sans doute à et ailleurs, mais mais une vraie joie et une vraie attente.
Monseigneur, ce soir 80000 jeunes et catéchumènes seront au Stade de France. Pour les auditeurs qui nous suivent, je pense notamment aux auditeurs de radio ecclésia ou de radio grand ciel et qui vous connaissent peut-être un petit peu moins que que du côté de radio grand ciel certainement un petit peu plus. Vous avez longtemps accompagné les jeunes comme aumônier des scouts et guide de France puis à la tête du conseil pour la pastorale des enfants et des jeunes de la CEF. Est-ce que vous avez des attentes particulières sur sur cette soirée monseigneur Laurent Perseaurou?
Je, oui j'ai beaucoup d'attentes. Je j'ai moi-même vécu ce type de soirée lorsque le pape, le pape Jean-Paul 2, j'avais 20 ans et est est venu à Paris, je me souviens de cette belle soirée du du parc des princes. Je je je crois que d'abord il il doit, à mon avis les jeunes attendent qu'ils puissent être encouragés dans dans leur élan missionnaire. Qu'ils puissent être interpellés par le pape Léon pour qu'ils ils n'aient pas peur de vivre leur foi, de de l'affirmer et et d'en témoigner. Et ils ont besoin d'être encouragés parce que moi je suis très frappé par jeunesse catholique très engagée auprès des plus pauvres, soucieuses d'annoncer l'évangile de manière explicite, très très attachée à la liturgie et et je crois qu'ils ont besoin d'être encouragés et soutenus dans cet élan.
Et puis il y un message de Jean-Paul 2 qui n'a pas vieilli, qu'il adresse aux jeunes sans, qu'il adressait aux jeunes sans cesse, vous êtes l'avenir du monde et l'espérance de l'église voilà. Dire aux jeunes demain le monde c'est vous, enfin c'est déjà vous aujourd'hui et et demain encore plus et et vous êtes l'espérance de l'église, c'est-à-dire que à travers vous c'est la jeunesse même du Christ qui rayonne et qui doit être donnée au monde. Je crois que c'est cela que les jeunes, que les jeunes attendent et et je n'ai pas de doute parce qu'on a entendu le papéon au dernier GMJ, je n'ai pas de doute qui qui le leur dira et et qu'il les encouragera. Et puis il y aura parmi ces jeunes, parce que moi j'ai bien repéré quelques quelques jeunes qui participeront à cette soirée. Il y a beaucoup de jeunes néophytes qui viennent d'être baptisés, beaucoup de jeunes catéchumènes en marche vers le baptême.
Certains jeunes même qui sont venus amener par des par des copains, par des copines qui qui connaissent peu de choses à la fois des chrétiens. Et bien il va falloir que le pape là, il saura le faire, les les touches au coeur et leur manifeste à la fois la joie de l'église qui les accueille et et la joie de l'église qui les appelle surtout.
Dans dans votre lettre de rentrée, Monseigneur Perseau, vous parliez de l'immense joie de cette visite. Vous invitiez d'ailleurs à cette occasion les catholiques à lire la 1re encyclique qu'a publié le pape Léon 14 pour préparer notamment la période politique qui va s'ouvrir devant nous, celle des présidentielles. Alors on est bien évidemment qu'au démarrage, le pape est à peine dans l'avion, mais je vais forcément me me projeter. Qu'est-ce que vous aimeriez que, à la sortie de ce voyage, les catholiques, notamment de Loire-Atlantique, mais aussi des des autres diocèses qui sont en train de nous écouter ce matin, retiennent de de de cette séquence?
D'abord le le le pape Léon n'est pas un homme politique, c'est un leader spirituel, il ne vient pas en France pour donner des repères pour voter, pour savoir pour qui voter. Il vient pour pour annoncer l'évangile et c'est à travers cette annonce de l'évangile que nous sommes appelés à repérer les les critères de de discernement pour pour une élection qui engagera notre avenir pour 5 ans mais plus encore en une période particulièrement cruciale qui lui donne une importance très particulière. Moi moi je crois que si j'invitais en effet les diocésains à à lire Magnifica humanitas et et tout particulièrement les 2 premiers chapitres qui sont un condensé de la doctrine sociale de l'église, c'est lorsque le pape Léon nous nous rappelle notre héritage, notre héritage évangélique qui nous invite à une conversion et à un engagement et un engagement pour le frère. La doctrine sociale de l'église elle est née avec Léon 13 en une période, en une période difficile pour pour le monde ouvrier, pour pour les pour les plus pauvres et il a rappelé l'église à ses exigences au nom de l'évangile d'engagement auprès de ceux qui sont dans l'épreuve, en difficulté pour que la justice et tout particulièrement la justice sociale puisse arriver.
Et et c'est de se dire que l'évangile nous invite à ce que moi j'aime appeler la fraternité évangélique. Alors la fraternité c'est c'est un mot qui est un peu calvaudé et qu'on voit un peu partout et qui est décliné sur tous les tons et à tous les temps. Mais mais la fraternité, la fraternité évangélique c'est celle qui s'enracine dans la certitude que dans le frère est le Christ et que servir le frère c'est servir le Christ. Et la doctrine sociale de l'église nous invite dans la destination universelle des biens, dans dans la participation à la construction du bien commun, caetera et caetera, à à tout faire pour que nos sociétés dans lesquelles nous les catholiques nous sommes engagés, soient des sociétés de justice et de paix ouvertes, accueillantes et fraternelles au nom du Christ. Et et je crois que la doctrine sociale de l'église et c'est ce que sans doute le Pape Léon va peut-être appeler aux jeunes ce soir et et nous rappeler à nous, elle s'enracine dans cette fraternité qui qui puise dans les paroles et les actes du Christ lui-même.
Et sans doute que le pape aura l'occasion de le dire, non pas en vue des élections parce qu'il vient pas pour pour préparer des élections, ce n'est pas un influenceur. Mais de fait, à travers ce qu'il nous dira, nous ne pourrons pas en sortir indemne et nous ne pourrons pas en sortir nécessairement en tout cas nous nous serons invités à une certaine conversion et et à une certaine et une certaine introspection sur la manière dont nous nous citons au service de la société.
De de de quoi réfléchir en tout cas, méditer véritablement ce ce matin. Dernière question Monseigneur Perseau, à Nantes, nous sommes en en pleine année autour du du père de Montfort, le le passage du pape à Lourdes dans dans les prochains jours, est-ce que d'une certaine façon vous considérez que ça va amener une 1 résonance particulière dans votre diocèse?
Alors en effet nous sommes engagés dans une année père de Montfort et et nous savons bien que le père de Montfort a a proposé le, a proposé la Vierge Marie comme chemin pour rejoindre le Christ, passer par Marie, aller au Christ par Marie et il est évident que que ce passage à Lourdes va être, je crois d'ailleurs pour tous les, pour tous les catholiques, une invitation à à remettre Marie au coeur de leur foyer si je puis dire, en tout cas à découvrir qu'elle est celle qui a apporté le salut du monde, qui l'a accompagné et par qui le le salut est venu jusqu'à nous. Et puis pour nous-mêmes en effet en cette année mon fort, c'est aussi l'occasion de de nous confier davantage à à la Vierge Marie comme celle qui dans sa simplicité et son humilité nous nous ramène à celui qui est notre seigneur et maître et donc à emprunter nous-mêmes ce chemin d'humilité et de simplicité pour pouvoir annoncer de manière juste et vraie le le Christ.
Et bien grand merci monseigneur Laurent Perceroux d'avoir été avec nous ce matin en direct avec votre agenda très chargé. Merci d'avoir accompagné les auditeurs des des radios chrétiennes en France.