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Le Billet d'Humeur – Radio Fidélité · 16 septembre 2026
31 degres et pourtant l’hiver arrive
La bronchiolite en septembre : une prévention mal à propos ?
Au début de la semaine, Nantes connaissait des températures estivales de 31 degrés, terrasses pleines et ambiance de fin d’été. C’est précisément à ce moment que le CHU de Nantes annonçait le lancement de la campagne nationale de prévention contre la bronchiolite — un contraste qui peut sembler cocasse : on vous conseille d’aérer la chambre, de vous laver les mains, de ne pas embrasser un bébé quand vous êtes enrhumé, pendant que vous cherchez un coin d’ombre pour vous rafraîchir.
Une réaction première compréhensible
Le premier réflexe est de trouver absurde de parler du virus de l’hiver alors que les gens vivent encore à la plage, qu’on vient à peine de ranger les serviettes de bain. C’est tentant de repousser cette préoccupation et de se dire qu’on aura le temps de s’en soucier plus tard.
Mais la raison rattrape le sentiment
L’épidémie de bronchiolite ne va pas attendre que nous soyons mentalement prêts. Elle arrivera en novembre comme chaque année et remplira les services de pédiatrie. À ce moment-là, il sera trop tard pour commencer à en parler. Les gestes qui protègent un nourrisson en décembre doivent être appris maintenant, en septembre, quand il fait beau et que tout cela peut paraître complètement absurde.
Une sagesse perdue : la préparation à contre-temps
C’est un art qu’on a un peu perdu : préparer quelque chose longtemps à l’avance, quand rien ne nous oblige, quand il fait beau. Nos anciens savaient le faire très bien. On rentrait le bois en septembre, on faisait les conserves quand les tomates étaient encore chaudes de soleil, on semait en octobre. Personne ne trouvait ça ridicule : c’était simplement l’avis de quelqu’un qui sait que l’hiver est en train d’arriver.
L’exemple du voyage papal
Cette leçon s’applique aussi à des événements plus proches : le voyage papal en France se prépare depuis le mois de mai, pendant que nous étions à la plage. Des équipes travaillent sur les plans de circulation, les chaises, les sonorisations, les hébergements pour les pèlerins. Des gens prient aussi, sans que personne ne les voit, pour que ce voyage se déroule bien. Ce n’est pas spectaculaire, ça ne fait pas la une des médias, mais c’est exactement ce qui permettra que quelque chose arrive le 25 septembre.
La leçon du jour
Les choses importantes se préparent toujours à contre-temps, quand personne n’en a envie, quand il fait 31 degrés. C’est une vérité qu’il est bon de se rappeler.