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Evangile Et Commentaire – Radio Fidélité · 13 septembre 2026
Evangile & commentaire du Lundi 14 Septembre 2026
Le commentaire de l’Évangile
Commenté par le père Patrice Eon.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé. Celui qui est élevé au sommet du mât de la croix, c’est Jésus. Or Jésus a un tel amour du pécheur qu’il va prendre sur lui son péché au point d’être défiguré par le péché, au point de porter sur son visage la marque du péché. Jésus a un tel amour pour tous les pécheurs qu’il en vient à s’identifier purement et simplement à eux. C’est proprement incroyable, prodigieux, mais c’est vrai. C’est ce que dit saint Paul : « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché des hommes. » C’est fou.
Vous connaissez sûrement la vie du père Damien, ce prêtre belge qui à la fin du 19e siècle s’est consacré aux centaines de lépreux que l’on reléguait sur l’île de Molokaï à Hawaï. Il est allé vivre avec eux, au milieu d’eux, pour eux. Il s’est tellement identifié à eux qu’il a fini par devenir lui-même lépreux. Il a pris sur lui toute la lèpre de ses frères lépreux et il en est mort. Le Christ sur la croix est devenu lépreux parce qu’il a pris sur lui la lèpre du péché.
Nous connaissons tous également Marthe Robin, cette femme stigmatisée à l’origine des foyers de charité et qui revivait la passion chaque semaine. Un jour, le père Finney assistait à la passion de Marthe et il a voulu s’approcher du lit de Marthe pour la toucher. Quand tout à coup, il entend Marthe Robin lui crier : « Père, ne me touchez pas, je suis péché. » Voilà ce qu’a vécu Jésus. Lui qui n’a jamais péché, il s’est tellement uni au cœur de tous les pécheurs qu’il s’est identifié aux pécheurs. Il a porté dans son corps et dans son âme les stigmates du péché.
Frères et sœurs, c’est très important de méditer sur cette identification du Christ avec le pécheur. C’est très important notamment d’y penser lorsque nous venons de pécher et que nous sommes découragés de nous-mêmes. Quand je pèche, le Christ n’est pas à distance de moi. Certes, il déteste le péché qui me défigure, mais il porte ce péché avec moi. Attention, comprenez-moi bien : Jésus ne pèche pas quand je pèche, mais il porte la douleur de mon péché dans son cœur comme si c’était le sien.
Jésus ressuscité porte dans son cœur, dans son corps, dans son âme les stigmates de la passion. Il est entré dans le ciel avec mes péchés et il ne cesse d’entrer dans le ciel avec mes péchés pour les déposer dans le cœur du Père. Si bien qu’à tout moment, si je le veux, je peux rejoindre son cœur et le cœur du Père pour me mijoter. Et ça, ça s’appelle la miséricorde. Et le sacrement de la miséricorde, ça s’appelle le sacrement du pardon, de la réconciliation et de la pénitence. Un sacrement qui est trop beau, frères et sœurs, pour que nous le délaissions.
Transcription automatique de notre podcast quotidien, relue et mise en forme — le texte de l’Évangile (AELF) n’est pas reproduit.