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Evangile Et Commentaire – Radio Fidélité · 15 août 2026
Evangile & commentaire du Dimanche 16 Août 2026
Le commentaire de l’Évangile
Commenté par le père Gérard Naslin.
Il est une confidence que l’on fait parfois à un prêtre. Cette confidence résume en ces mots : je ne sais plus si j’ai la foi. Dans l’évangile que nous venons d’écouter, Jésus nous présente une femme dont il admire la foi. Voulez-vous que nous cherchions à découvrir quelle est donc la foi qui plaît à Dieu ? Qu’est-ce donc que la foi ?
Trois mots définissent la foi de la cananéenne, une foi qui est grande aux yeux de Jésus : confiance, fidélité, audace.
La foi sait faire confiance à Jésus Christ. La cananéenne crie à Jésus sa confiance. Elle a dû entendre parler de lui et ne sait plus à qui se vouer. Elle, une étrangère venue d’une terre païenne, se tourne vers celui qu’elle appelle Fils de David. Il se présente comme attentif aux petits, aux pauvres, aux malades, au laissé pour compte. « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau » a-t-il dit un jour. Pourquoi n’aurait-il pas pitié de cette femme dont la fille est tourmentée par un démon ?
Si la foi c’est faire confiance, c’est aussi chercher à être fidèle. Se fier à quelqu’un, avoir pleinement confiance en quelqu’un, c’est accepter un jour de tout miser sur lui. Il faudrait reprendre l’aventure de ces hommes et de ces femmes qui, à la suite des apôtres et de tous les disciples du Christ, ont accepté de tout quitter pour le suivre. Le disciple, c’est celui qui est prêt à suivre son maître. Or cette aventure est sans cesse à rechoisir. Il ne revient à personne de juger ceux qui ont été acteurs ou victimes d’une infidélité, mais n’avons-nous pas à nous convaincre que la fidélité est une conquête ? On n’est pas fidèle une fois pour toutes ; on le devient chaque jour.
Si la foi est confiance et fidélité, elle est aussi audace. Si la cananéenne fait l’admiration de Jésus, c’est sans doute à cause de son audace. Elle ose affronter les obstacles. Il y a pour elle un enjeu, et un enjeu vital. Alors quand il y a un enjeu vital, on est prêt à tout, à tout risquer.
Aujourd’hui, il est de la responsabilité de l’Église et donc des chrétiens que nous sommes d’avoir l’audace de proclamer l’évangile dans sa totalité et dans sa vérité. Et il faut de l’audace aujourd’hui pour des chrétiens, s’ils veulent prendre au sérieux l’évangile, car souvent il va à contre-courant des slogans du monde, de ses modes et de ses habitudes. Si nous n’avons plus d’audace, si nous avons peur, alors oui notre foi est en danger.
Savez-vous que le contraire de la foi, ce n’est pas le doute, mais la peur ? « Homme de peu de foi, pourquoi avez-vous peur ? » Ainsi Jésus interpelle vivement ses apôtres pris dans la tempête.
La foi est faite pour être partagée, sinon elle meurt. La foi, comme la lumière, est faite pour être répandue, propagée. Les chrétiens ne forment pas un ghetto, une secte ou un club avec qui il fait bon vivre. L’Église est pour le monde. À chaque messe, le prêtre nous rassemble ; l’Église est rassemblement. Et à la fin de la messe, le prêtre ou le diacre nous renvoie : « Allez ! » Car l’Église est envoyée dans le monde. C’est sa raison d’être.
Amis auditeurs, n’oubliez jamais qu’il en est de la foi comme de l’amour. Si c’est un appel, c’est aussi une réponse. L’appel, c’est Dieu qui nous le lance. La réponse, il n’y a que nous qui pouvons la donner.
Transcription automatique de notre podcast quotidien, relue et mise en forme — le texte de l’Évangile (AELF) n’est pas reproduit.